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« VOYAGE STATIONNAIRE DANS UN DÉCOR UTOPIQUE »
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L'EXPOSITION
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« Voyage stationnaire dans un décor utopique », 2014, panneaux de médium ép. 15 mm découpés, peinture acylique & aérosol, impressions sur Smart, pieds en bois, roulettes, câbles d’acier et nylon, dimensions variables (6 x 12 x 2,5 m dans l’espace d’atelier), vue du montage en cours de l’installation, en résidence à l’École Guyenne & quartier prioritaire à Villejean, Rennes, production La Criée Centre d’art contemporain.

Pour le programme « Courir les rues » de La Criée Centre d’art contemporain à Rennes, j’ai construit en résidence, de février à juin 2014, un projet inspiré du recueil de poèmes Courir les rues, Battre la campagne, Fendre les flots de Raymond Queneau et du livre Voyage autour de ma chambre de Xavier de Maistre.

Les sculptures sont la réalisation à mon échelle des maquettes dessinées & commandées par les élèves. Elles sont extraites de la matière première collectée lors d’une exploration graphique, sonore et photographique de l’école, ses lieux cachés & interdits aux élèves. L’exploration a été réalisée par les élèves de CE1-CE2 de la classe de Mme Maud Brient. Les élèves ont conçut et peint certains éléments du décor. Le décor est activé au verso blanc par des vidéoprojections des textures, couleurs & matériaux collectés lors de l’exploration de l’école. Des micro-fictions sont réalisées dans et avec le décor par les élèves en collaboration avec le chorégraphe Dominique Jégou invité par le Musée de la danse à Rennes.

Les élèves m’ont proposé des dessins et maquettes de machines volantes, de paysages et autres objets utopiques, en piochant dans le répertoire précédemment établis. Matière première à la création et nuancier de propositions, le répertoire sert de classification de formes, de couleurs, d’idées dans lequel puise chaque élève pour créer des éléments du décor et de l’installation finale. Je réalise ensuite des volumes et sculptures à échelle humaine (mon échelle) à partir de leurs dessins et maquettes, en conservant la même facture, la même sensibilité graphique.
Elles sont planes en référence aux décors et aux dessins d’enfants réalisés à cet âge là sans notion de perspective ni de volume. Les sculptures sont pensées avec les élèves (quels matériaux, quelles couleurs, etc.).

Les sculptures réalisées sont ensuite disposées dans l’espace en créant des histoires entre elles. L’ensemble des sculptures réalisées constitue un décor où des micros actions réalisées par les enfants se passent. Certains éléments du décor peuvent être déplacés sur roulettes.

Les élèves ont incarné chacun une sculpture choisie. Ils ont mimé la position dans l’espace, la forme et la couleur de leur sculpture. Ils ont été filmés habillés en blanc pour le verso et avec des vêtements de couleur se rapprochant le plus possible de la couleur de la sculpture choisie pour le recto. La double vidéo Incarnation visible sur deux écrans placés côte à côte retrace cette chorégraphie (Incarnation, 2014, deux vidéos sur écrans Full HD, son, couleurs, en boucle, 58 sec.).
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